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Les clés pour bien choisir son prêt immobilier

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Devenir propriétaire et acheter un bien immobilier signifie solliciter un prêt. Parce que cette demande de crédit vous engage sur une période relativement longue, il est judicieux de bien comparer les offres disponibles avant de signer.

Il n’y a qu’à faire une simulation sur un comparateur en ligne pour comprendre que les formules sont aussi différentes que nombreuses. Qu’il s’agisse de prêt à taux fixe, à taux variable, ou de prêt in fine, chacun possède des caractéristiques qui ne conviennent peut-être pas à votre situation.

Il est primordial de définir précisément vos besoins et votre capacité d’emprunt avant de vous rapprocher d’un établissement prêteur.

Les différentes formules de crédits

Dans un premier temps, sachez que vous ne devrez pas hésiter à mettre différents organismes de crédit en concurrence. Chacun proposera ses conditions, mais tâchez de défendre vos intérêts du mieux possible. Pour cela, il vous sera utile de connaître les principales différences existant entre les diverses possibilités.

Le prêt à taux fixe

Ce dernier est sûrement la formule la plus répandue en France. L’emprunteur sait dès le départ à combien s’élèveront ses mensualités et sur quelle période le remboursement du prêt s’étalera. A noter qu’il faut regarder le taux effectif global (TEG) pour juger d’un crédit, ce dernier comprend tous les frais.

Le prêt à taux variable

Le taux fluctue en fonction du marché. Selon l’état du marché, cette option peut s’avérer intéressante. Cependant, selon qu’il s’agit d’un prêt à échéance fixe ou à taux variable capé, les avantages ne sont pas les mêmes.

  • Prêt à échéance fixe : Dans ce cas, les mensualités ne bougent pas. L’ajustement du taux s’effectue sur la durée. Plus le taux grimpe, plus la période de remboursement s’allonge et inversement. Il présente l’avantage de pouvoir maîtriser son budget plus facilement.
  • Prêt à taux variable ‘’capé’’ : La variation du taux n’est admise que dans une fourchette définie dès le départ. Le taux du crédit évolue dans un tunnel, il est limité à la hausse comme à la baisse.
  • Prêt à taux variable sans plafonnement : Il est le crédit le plus risqué dans la mesure où les mensualités sont calculés sur le prix du marché. Une forte hausse pourrait vous pénaliser. Il est à préférer dans le cadre d’achat à moyen-court terme. Au-delà de période de 5, 6 ans, il peut s’avérer risqué de parier sur cette formule.

Le prêt in fine

Ce prêt est à réserver à des achats locatifs. Durant la durée du crédit on ne rembourse que les intérêts grâce aux loyers. Ce n’est qu’à la fin du crédit que la valeur du bien doit être remboursée. Cette formule est, de fait, plus intéressante pour un achat locatif qui sera revendu à la fin de la période. C’est la plus-value potentielle à la revente qui en fait tout l’intérêt.

N’hésitez pas à négocier les termes de votre contrat. Prévoyez l’éventualité d’un remboursement par anticipation de votre crédit. Dans ce cas, il vous faudra veiller à ne pas payer les pénalités prévues dans ces cas. Cette clause se négocie en amont afin de s’assurer de n’avoir aucune mauvaise surprise, et ce, quel que soit le cas de figure.

Les prêts complémentaires

Selon votre situation et le type d’achat immobilier que vous souhaitez réaliser, sachez que vous pouvez peut-être combiner votre crédit à un prêt avantageux. A l’exception du prêt conventionné, d’autres sont cumulables et vous offrent un financement intéressant.

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Ce prêt règlementé est soumis à des conditions de ressources. Il est destiné à l’acquisition d’un logement principal, mais l’acquéreur ne doit pas dépasser un plafond de revenus. Le nombre d’occupants et la situation géographique du bien rentreront en ligne de compte pour l’octroi. Son montant ne peut dépasser 40 % de l’investissement.

Le prêt action logement

Il est réservé aux salariés d’une entreprise de plus de 10 personnes du secteur privé. Il doit être destiné au financement de l’achat d’une résidence principale. La construction doit respecter la norme RT 2012 et la durée du crédit ne peut excéder 20 ans. Ce prêt ne peut correspondre à plus de 30% de la valeur du bien immobilier acheté. Son taux est réduit.

Le prêt aux fonctionnaires

Il n’est accordé qu’aux travailleurs et agents de la fonction publique. Il est destiné à l’achat d’un logement neuf ou ancien. Il est accordé sous conditions de ressources.

Le prêt des caisses de retraite

Il est accordé pour financer l’achat d’un bien foncier sans condition d’état (neuf ou ancien, avec ou sans travaux …). Il est soumis à conditions, ces dernières varient d’un établissement à l’autre. Votre caisse complémentaire ou votre mutuelle sera à même de vous renseigner.

Faire valoir la concurrence

A l’heure de faire votre demande de prêt, n’hésitez pas à utiliser un comparateur de crédit pour évaluer votre marge de négociation. Qu’il s’agisse d’un établissement bancaire ou d’un courtier en crédit immobilier, vous devez être prêt à vous faire entendre.

C’est vous qui remboursez, de fait tenez bien compte de votre capacité d’emprunt. Assurez-vous de faire un investissement amortissable qui ne vous mettra pas en difficulté durant la durée du crédit. Soyez également certain qu’en cas de remboursement anticipé, vous puissiez ne pas être pénalisé.

Enfin, ne succombez pas à la première offre de prêt venue, il est parfois bon de renégocier les taux immobiliers, les différences peuvent être conséquentes. Etudiez de près votre tableau d’amortissement et n’hésitez pas à contracter une ‘’assurance prêt immobilier’’, elle peut s’avérer utile en cas de coup dur.

Vous l’aurez compris, il est primordial d’être aussi vigilant que déterminé pour tirer son épingle du jeu.